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samedi 25 novembre 2017

Ana gana, rani zaâfana




Ana gana
Rani zaâfana
Men el essiyassa
Taâ riyassna
Li dji ighanina
Ghounya qdima
Hetta el drabki djabouhoulna
Hasbina  koulouna
Naklou el khobz men wadnina.

Ana gana
Rani zaâfana
Men lam3icha
Fi bled'na
Li walate ghalya
Wa el khobza
Marmiya fi zoubya.

Ana gana
Rani zaâfana
Men el batata
Elli ma aâd'ha
hetta benna
Même ki n'zidoulha
Fifla harra
El chtit'ha tabqa samta.

Ana gana
Rani zaâfana
Men Air Stana
Sinon tbate hna
Elli aâla djal'ha
J'ai raté el d'fina
Taâ khalti Tetma
Allah Yarhamha.

Ana gana
Rani zaâfana
Men les barrages taâ el poliçia
Wa taâ el jadarmiya
Leur présence ma aaâd'ha
Hetta fayda
Zadou chabkouhalna.

Ana gana
Rani zaâfana
Men les bouchons sur les routes dialna
Takhroudj men dar aâla setta
Talhaq aâla tmenya lel khadma
El permis walla yatmed ki chicoula
Aux filles et aux fils à papa...
Et à mama, il ne faut pas l'oublier celle-là
Rahi minclusivya maâ el moudhakar dialha.

Ana gana
Rani zaâfana
Men la connexion el mahanna
Panne men sbah la3chiya
Fi ch'har yassarqoulna smana
Nebkou wala nenedbou hnoukna
Hadi hiya el sal3a, sinon pas de FA.

Ana gana
Rani zaâfana
Men el hafafa
Li darat'li digât
Qat3at'li echoucha
Ki triq el m3awdja
Tqoul l'entrée de Dergana.

Ana gana
Rani zaâfana
Aâla el vista
Li n'3oum fiha
Chah fiya
Habite la taille taâ el houta
Nouss sardina, nouss mra
Eberdi douqa.

Ana gana
Rani zaâfana
Mais, je ne sais pas
Wach hiya sebba
Ki n'chouf rouhi fel mraya
N'heb n'3ayate 3ayta
Wakila aâla hadik essamta
Li sabhate aâlya bel bka
Hadik qassat'ha qassa
Ma aând'ha nihaya
Elle croit qu'el koura el ardiya
Kima kourate el rugby, baydhawiya
B3at'ha tghaliha, wa takoulha
Maâ moula da3wat'ha.

Je suis zaâfana
Men haqi wala lala !



dimanche 1 octobre 2017

Chatteries et châtiments



Ne joue pas sur notre
passé
Ne remémore pas la passion
partagée

Ne ne me fais pas de chantage
affectif
Epargne-moi ces regards
lascifs

N'essaie pas de raviver
le feu
Ne joue pas à ce jeu
hasardeux

C'est terminé, oublié,
refoulé.
Tu n'auras pas accès
à mon palais

Je vais aller jusqu'au
bout
Je ne succomberai plus à
ton goût

Je suis  décidée, je tiendrai
le coup
Je n'arrêterai pas mon régime
soupe aux choux.


vendredi 7 août 2015

Pour te dire je t'aime



Aujourd'hui, ce n'est pas un texto
que je t'envoie pour solliciter ton aide
parce que je m'emmêle les pinceaux.

Ni pour un conseil pour contrer les hostilités
que je ne suivrai pas et qu'ensuite, je me mordrai
les doigts et m'en voudrai de ne pas t'avoir écouté.

Ni pour t'avouer que c'est moi, la casse-tout
qui a brisé le stylo à plume que ton grand-père
t'a offert le jour où tu as perdu ton chien Kadou.

Ni pour te dire que je t'ai très souvent désobéi et menti
petite têtue, tu m'as un jour interdit d'aller à la piscine
j'y suis allée, j'ai failli m'y noyer, mais je ne te l'ai pas dit.

C'est pour te dire combien tu comptes pour moi
donner libre cours aux mots que je refoule bêtement
et pour me faire pardonner et me rapprocher de toi.

Sans le chercher, je te pousse à en vouloir à ma mère
à la terre entière, à te demander pourquoi, ô Divinité
t'avoir donné une étourdie qui se noie dans un verre.

Je t'aime pour l'amour et la tendresse que tu exprimes
à ta façon et pour tout le temps que tu me consacres
pour m'expliquer que la vie n'est pas une pantomime.

Je t'aime pour les fleurs cueillies que tu poses le matin
sur le capot de ma voiture et moi, étonnée me demandant
comment l'inconnu admirateur s'est introduit dans le jardin.

Je t'aime pour ton indulgence quand je dépasse tes limites
en t'imposant mes espiègleries, mes caprices, mes courroux
et toi impassible, suivant à la télé le conflit saoudo-yéménite.

Tu es mes beaux souvenirs d'enfance, mon guide, mon école
Tu es le plus fidèle des hommes, le plus fort, le plus humble
Tu es ma joie, mes rires, ma consolation, mon unique idole.
Mon Papa chéri.








vendredi 5 décembre 2014

La bénévole




Une jeune belle femme sans chichi
croyant que c'est une surprise-partie
des longs ongles fraîchement vernis
et chaussant de beaux boots exquis
va de son gré ramasser des débris
à la forêt de Bouchaoui.

Les autres volontaires tous habitués
voulant la guider, l'initier à la corvée
lui proposent des gants, des sachets
une pelle et on lui désigne son carré
pour ramasser les détritus de l'incivilité
gisant sous les feuillées.


La belle refuse les sacs  nauséabonds
de sa belle voiture sort un sac de renom
il est plus solide dit-elle et plus profond
pour ne pas contrarier la bonne intention
soit disent les bénévoles mais attention
aux nombreux scorpions.

La mignonne blêmit, nul ne l'a avertie
que son corps d'un venin serait envahi
elle ne veut aucunement relever ce défi
son intention n'est pas de mourir ainsi
pour ne pas perdre la face et rester polie
leur laisse son sac et déguerpit.






mardi 4 novembre 2014

Méli-mélo



Mémé a une tablette
Mémé ne sait pas écrire
Pépé a une  Corvette
Pépé ne sait plus conduire.

Mimi a une phobie
Mimi a peur des coléoptères
Momo a une amie
Momo lui fait des misères.

Mémé n'aime pas Sophie
Pépé n'aime pas Tino
Sophie est la maman de Mimi
Tino est le papa de Momo.

Sophie est la fille de Pépé
Tino est le fils de Mémé
Sophie aime la purée
Tino aime  le fricassé

L'amie de Momo  aime Tino
Mémé aime le papa de Sophie
Pépé aime l'amie de Momo
Momo est amoureux de Mimi.

Mimi n'aime pas Pépé
Mimi a peur de Tino
Mimi déteste la purée
Mimi tient à Alilou.





samedi 1 novembre 2014

Coq-à-l'âne






 En leur nom

Ah ! C'est le premier
Soixante ans après
On le commémore
Partout on l'honore
C'est une journée
Fériée de festivités.





Sa Grandeur

Un jour, ils l'installèrent
En empereur  sur la bergère
L'énergumène prit goût
A ses oreilles et à ses joues
Qu'il refuse net  aujourd'hui
De libérer et d'assainir les lieux
Elle est devenue par excellence
Sa somptueuse fosse d'aisances.



La peste

Derrière ses jolies facettes
Elle inspecte, elle guette
Nul, rien ne lui échappe
Ni le vernis, ni la chope
Ni le rire, ni le sanglot
Ni la Vierge, ni Margot 
Avec bonne conscience
Elle prononce la sentence
Il faut dire que Sa Sainteté
Toute pénétrée de charité
Viole l'intimité d'autrui
Pour le sauver du brasier.



La condition

Je ne lui résisterais pas
Timorée, je ne serais pas
A ses étreintes, je cèderais
Sans honte, je me donnerais
Avant, il devrait se défaire
De cette vilaine chevalière.








samedi 26 avril 2014

Du fond du cœur





Ces créatures, ces serfs de la désobligeance
Ces esprits, cette valetaille de la malveillance
Ces mortels, ces majordomes de la médisance 
Ces humains, ces vassaux de l'insignifiance
Ces êtres, ces domestiques de l'incohérence
Ces individus, ces otages de la décadence
Ces personnes ces serviteurs de l'insolence
Ces gens, ces captifs de l'ignorance                       
Ces sujets, ces soumis à la jactance                   
A toutes ces pauvres âmes torturées :
Votre état d'abjection fait pitié.







samedi 12 avril 2014

Déclarations et cogitations




Il lui dit : je t'aime, je t'adore, je te vénère, je t'admire, ma chérie
Elle se demande : tiendra-t-il le même discours 
el 3am maji ?

Il lui dit : avec toi, je me sens libre, je suis fort, je ne crains rien, ma vie
Elle se dit : Übermensch n'a qu'à aller se plaindre à Nietzsche !
ya omri, ya omri

Il lui dit : pour toi, je décrocherai la lune et cueillerai les étoiles, mon égérie
Elle se dit : il se prend pour un astronaute !
hada ma bkali

Il lui dit : tu es mon oxygène, sans toi, je ne pourrai vivre, ma fée
Elle se dit : ça promet, un futur assisté !
wach rah yastanani

Il lui dit : quand tu n'es pas là, je panique, je perds le nord, ma destinée
Elle se dit : je devrais le munir d'un GPS !
3la swad sa3di

Il lui dit : tu es mon présent, ma raison d'être, mon avenir, mon aimée
Elle se dit : mais il vit par procuration !
hadak wach khasni                       

Il lui dit : sans toi, je mourrai, je cesserai de respirer, ma dulcinée
Elle se dit : un vivant à l'article de la mort !
nendeb hnaki
 
Il lui dit : je suis heureux aujourd'hui, tu es celle que j'attendais, ma mie
Elle l'écoute et se demande  si les poissons sont sensibles
aux guili-guili.








mardi 1 avril 2014

Parce que je les vœux bien





Je fais vœu de sincérité
mais qu'on ne me demande pas de dire la viriti.


Je fais vœu de pauvreté
mais qu'on ne s'étonne pas que ma nchaliha fi kalbi.

Je fais vœu d'abnégation
mais qu'on ne me stoppe pas ki nesbek bi neffsi.

Je fais vœu de paix
mais celle ou celui qui  me cherche issibni.

Je fais vœu d'obéissance
mais qu'on ne me demande pas de manger du tlitli.


J'ai fait vœu de propreté
je ne demanderai à personne de nettoyer kadam darri.

Je fais vœu de pénitence
mais qu'on ne m'interdise pas ki nmed chouia li kalbi

Je fais vœu de chasteté
je sais, je sais, je ne suis qu'une makhloukate rebbi.

Je fais vœu de silence
quoi? je ne pourrai pas, koultou
je parle pour ne rien dire? Finito!
men el youm ma tzidou tasam3ou
hassi.











samedi 15 mars 2014

Destinée d'une petite fille






Elle est née à l'aube d'une journée printanière dans une pièce
nue et inhospitalière
Ce jour-là, la jachère était gaie comme un caïeu prêt à faire germer
des rosières.
La mer au loin faisait danser les vagues, des dauphins s'étaient approchés de
leur bourgade côtière.
Le village était baigné d'un rayon de soleil doux, du minaret on entendait
l'appel à la prière.
On montra à la mère le beau bébé qui venait de sortir de son corps
de liane vivrière.
Elle détourna la tête, refusant de voir cette chose frissonnante qui recherchait
sa chaleur nourricière.

Rien ne changea, l'enfant grandit dans l'indifférence au sein
de la maisonnée.
Une mère éprouvée, un frère chouchouté, deux  grandes soeurs
et un aïeul innommé.
Ayant eu pour amie et seul réconfort une petite vieille poupée
aux bras arrachés.
Elle attendait ses six ans pour aller à l'école, pour avoir un cartable
et un tablier brodé.
Elle apprendra à lire, à écrire, à dessiner et à compter comme
dans le dessin animé.
Quand elle sera grande, elle sera maman, elle aura des enfants
et un fiancé.

A un mois de la rentrée, elle alla en ville avec sa maman acheter
des affaires et un serre-tête.
Elle le lui a promis, elle lui achèterait  un maillot, un bracelet, une robe
des sandales et des chaussettes.
Comme elle était heureuse,  elle riait, elle embrassait sa maman
c'est la plus belle, la plus chouette.
Quand elle aura ses crayons de couleur, elle lui fera un beau dessin
elle dessinera une cuisinière à sa mamounette.
Plus jamais, elle ne dérangera sa mère, quand elle aura peur la nuit
elle se cachera sous la couette.
Elle ne lui demandera plus rien, elle  restera sage, elle ne la dérangera plus
pendant ses longues siestes.

Aujourd'hui, Farah a quinze ans, elle les aurait fêtés avec sa famille
si ce jour-là, sa maman ne l'avait pas laissée dans cette ville bondée
Aujourd'hui, Farah ne sait pas que c'est son anniversaire 
car ce jour-là, sa maman lui avait demandé de rester là
Aujourd'hui, Farah ne sait pas quel âge elle a
parce que sa maman avait décidé de l'abandonner dans la rue
Aujourd'hui, Farah  ne connaît pas son nom de famille
car sa maman l'a séparée de sa poupée aux bras arrachés.




vendredi 15 février 2013

A toute fin...



des je t'aime à tout moment
des je t'adore à tout bout de champ
des tu me manques à tout propos
des appelle-moi à tout instant
des réponds-moi à tout prix
des où es-tu à tue-tête
des qu'est-ce que je t'ai fait à tout prendre
des c'est ta faute à toute force
des elle est à moi à tout le monde
des appels nocturnes à toute heure
des visites surprises à toute allure
des explications à tout crin
des c'est fini à tout jamais
des tu le regretteras à toutes les sauces.


Hein, c'est fini, a-t-il dit ?
A la bonne heure, ex-assorti !
Elle allait le faire de toute façon 
Elle l'accepte donc de tout cœur
Finies les accusations de toutes pièces
Les témoignages de toutes parts
Les prises de tête de tout acabit
Les chantages affectifs de toute sorte
Les sautes d'humeur de tout temps
Les  plaintes de tous côtés
Les repentir de tout genre.


Elle partit à grandes enjambées
Le cœur léger, l'esprit éthéré
Sans regret, radieuse et enchantée
Reconnaissante à  la vie.




mercredi 26 décembre 2012

Je t'ai menti





J'ai décidé de te dévoiler serri
Ma conscience tenaillée hablatni
Dis-lui la vérité, autoritaire, qalatli.

Je te dois la vérité, aâniya
Toi qui as toujours été maâya
Sincère, juste, fidèle et niya.

J'ai voulu t'appeler wa nqolek
Ce que je te cache men haqek
Mais le zèle s'est enfui ki zawek.

Tu m'es plus cher qu'el djouhar
Que tu m'as offert  fi yanayer
Alors que je suis née fi ayar.

Je suis ta plus belle des wouroud
Tu me fais confiance sans wou3oud
Hélas ! j'ai outrepassé el houdoud.

Je ne peux continuer bi had tariqa
Je ne peux nier koul el haqiqa
Je vais tout te dire bi koul sadaqa.

Hadik el khatra la3chiya, tu as appellé 
Raditle wa qotlak, je suis occupée
Machi sah, j'ai abusé de ta bonté.

Je ne voulais pas te parler ni n3awadlek
Je n'avais pas envie d'entendre hassek
Je t'avais dit ma t3ayatli ma n3ayatlek

Lorsque je mets mon masque de ghassoul
Fi watchi, ma naqdar nentak wala ndour
Mes lèvres ma naqdar  nzaghed wala nharek
Combien de fois lazem n3awadlek !




vendredi 14 décembre 2012

Le défilé des vers




Je suis un vers harmonieux
Je suis épique, joli et gracieux
Mon maître est un poète avisé
Alexandre de Paris est heureux.

Je suis un vers poétique
Je suis beau et romantique
Mon maître est un poète exalté
De Vigny fait des crises euphoriques.

Je suis un vers hargneux
Je suis acerbe et grincheux
Mon maître est un poète revêche
De Maillet passe pour un mielleux.

Je suis un vers orgueilleux
Je suis arrogant et présomptueux
Mon maître est un poète outrecuidant
Al Moutanabi n'aurait pas fait mieux.

Je suis un vers kidnappé
Je suis outré et consterné
Mon ravisseur est un poète fraudeur
Jean Lorrain est un piètre coaccusé.

Je suis un vers imité
Je suis un mesquin sosie
Mon maître est un poète singe
Hernandez  perd sa crédibilité.


Je suis un vers moqueur
Je suis narquois et hâbleur
Mon maître est un poète cynique
Martial nage dans le bonheur.


Je suis un vers bêta
Je suis niais et fada
Mon maître est un poète nigaud
Erato danse le cha-cha-cha.

Je suis un vers charabia
Je suis un pur galimatias
Mon maître est un poète confus
C'est à mettre Ankou à quia.

Je suis un vers khalouta
Je suis mi-roumiya mi-arbiya
Mon maître est un poète loufoque
A Marc Smith  nghayabha.







vendredi 2 novembre 2012

A quel saint se vouer ?





 Sidi Abderahmane, qsadnak pour retrouver paix et sérénité, fi chmaâ rahou drahamna. 
 Sidi Ben Ali, qsadnak pour reconquérir notre quiétude, aâla malina bkina wa ndabna
 Sidi Betka, qsadnak pour vaincre nos ennemis, li mazalhoum isawlou fina.
 Sidi Brahim, qsadnak pour chasser le mauvais œil, bi sabaâ moudjate ghsalna.
 Sidi Flih, qsadnak pour trouver l'âme sœur, kamel tzawdjou bkina ghir hna.
 Sidi Fredj, qsadnak pour avoir conseils et bénédiction, kifach khalit'houm yahadjmou aâlina !
 Sidi Hlal, qsadnak  pour faire la paix avec nos ennemis, el melh fel rkan  armina.
 Sidi Lek'hal, qsadnak pour nous protéger de la crue de l'Oued, darou bik el maqndjia.
 Sidi El Makhfi, qsadnak mais ni vu ni connu, qaâd ghir el cheikh wa laâdjouza.
 Sidi Mançour, qsadnak espérant un miracle, nessanaw fel ferdj mrab'in yadina
 Sidi Medjber, qsadnak pour avoir la grâce de Sidi Ahmed El Kebir, men laâtech khafna.
 Sidi M'hamed Bouqabrin, qsadana ici et là-bas, rana ndirou esafa wa el merwa,
 Sidi M'hamed Chérif, qsadnak pour assurer notre descendance, men khouf etlaq fi qalbna.
 Sidi Ouali Dadda, qsadnak pour repousser la menace qui plane sur nos têtes, mourana ki tabaâ
 Sidi Ramdane, qsadnak pour la prière, men aïynek twadina, fi hammamek ghsalna.
 Sidi Yahia, qsadanak pour la frime et l'attentisme, nahinalek el "hia" wa dernalek el "ya".








lundi 29 octobre 2012

Quand Croque-madame gave Croque-monsieur





Madame l'excédée, dit à Monsieur apaisé
Tu n'écoutes jamais ce que je te dis
Monsieur apaisé lui répondit, étonné
Qu'as-tu dit que je n'ai pas entendu, chérie ?
Madame l'irritée, dit à Monsieur étonné
Je t'ai demandé si tu avais été au lieu-dit
Monsieur étonné lui répondit, intrigué
De quel lieu parles-tu, ma mie ?
Madame l'énervée, dit à Monsieur intrigué
Là où tu devais aller aujourd'hui
Monsieur intrigué lui répondit, désorienté
Mais où devais-je aller, mon amie ?
Madame l'outrée dit à Monsieur désorienté
Tu as encore oublié d'aller signer la copie
Monsieur désorienté lui répondit, agacé
Quelle corvée m'as-tu encore assignée, harpie ?
Madame l'irascible, dit à Monsieur agacé
De grâce, ne fais pas celui qui n'a rien compris
Monsieur agacé lui répondit, dérouillé
Cela fait des années que je ne te comprends plus, furie
Madame l'acariâtre, dit à Monsieur dérouillé
Quand vas-tu déguerpir d'ici ?
Monsieur dérouillé lui répondit, enjoué
Quand je t'allongerai sur ton lit
Madame l'asphyxiée, dit à Monsieur enjoué
Va-t'en que je ne revoie plus ta bougie
Monsieur enjoué lui répondit, assuré
Tu ne la reverras plus, juré promis
Madame l'acrimonieuse dit à Monsieur assuré
Je vais pouvoir vivre tranquillement ma vie
Monsieur assuré lui répondit, effronté
Tu ne crois pas si bien dire, ma scie
Madame l'offusquée, dit à Monsieur, effronté
Que manigances-tu, abominable dégourdi ?
Monsieur effronté lui répondit, futé
Rien d'autre que ton trépas, hardie
Madame l'atténuée dit à Monsieur futé
Qu'as-tu mis dans la bouillie, infâme sanie ?         
Monsieur futé lui répondit, affranchi
Rien d'autre qu'une potion de liberté
Madame l'agonisante ne put répondre à Monsieur affranchi
Monsieur affranchi reprit son journal, empressé
Chercha la publication des nécrologies
Où il y a mis l'annonce du décès
De Madame sa regrettée et chérie.







lundi 16 juillet 2012

Je l'attends



Je l'attends comme l'enfant qui attend sa fête d'anniversaire, impatient
Je l'attends comme la mère qui attend la naissance de son enfant, rayonnante
Je l'attends comme l'époux qui attend de retrouver son épouse, fervent

Je l'attends comme l'amoureux qui attend sa dulcinée, exalté 
Je l'attends comme la bien-aimée qui attend son prétendant, enthousiaste
Je l'attends comme l'amant qui attend sa maîtresse, excité

Je l'attends comme le poète qui attend sa muse, rêvant
Je l'attends comme la favorite qui attend son souverain, élégante
Je l'attends comme le prince qui attend son infante, conquérant

Je l'attend matin et soir, hiver et été, sous la pluie, sous le soleil
Je l'attends à l'ombre de mes fantasmes et  mes joies, de mes cauchemars dans le noir
Je l'attends dans la rue, au bureau, dans mon sommeil, dès le réveil

Je l'attends, je m'essouffle, je trébuche, je cours de bâbord à tribord
Je l'attends, je me fais bousculer, je joue des coudes pour qu'il ne me laisse pas choir
Je l'attends, je m'indigne, je pleure, je le maudis quand il passe et il m'ignore

Je ne devrais plus l'attendre, il exagère, il ne respecte pas mes attentes, il se croit fort
Je ne devrais plus l'attendre, il m'a fait souffrir, il m'a abandonnée sans scrupules à l'arrêt hier soir
Je ne devrais plus l'attendre, il n'y a que pas que l'autobus comme moyen de transport

C'est décidé, dorénavant je prendrai le métro.









mardi 29 mai 2012

Un grain de folie





Il y a des jours exaspérée, je me dis
C'est  trop, je vais le faire et tant pis
Cette situation ne peut pas continuer
Il est grand temps de m'en détacher

Cela fait des années que je l'endure
J'ai essayé de le cacher, je vous jure
De le maquiller, le parer, le travestir
C'est fini, je ne peux plus le subir

Que de fois, j'ai été humiliée, gênée
Au hammam, à la plage, en décolleté
Les remarques et les railleries d'autrui
M'ont affligée et fait sangloter la nuit

Dieu sait que je ne peux absolument rien
Faire moi-même contre ce malheur freudien
De grâce, épargnez-moi ces airs angéliques
Je n'ai pas choisi ce corpuscule fatidique

Me suis-je un jour lamentée auprès de vous
Vous ai-je imploré de l'aide, ô cœurs filous
Rangez-moi ce petit bout de la lorgnette
Regardez ailleurs que sous mon épaulette

Tout doux, ma belle, passe outre ces insipidités
Pense à demain, tu retrouveras fierté et jovialité
Après une écorchure qui ôtera de ton épaule droite
Le nævus blanc qui est la source de ta tourmente











samedi 19 mai 2012

Discussion amicale





Walina aârate ladjness, hetta Somaliyin yetmasakhrou bina
Pourquoi ce complexe et cette victimisation, mon cher ami ?
Aurais-tu raté des coches ou essuyé des échecs dans ta vie ?
Victime ntaya ya el harrab, ya li rouht aâlina wa hdjart  lemdina
 
Ma bqa walou, koulech rah, trabya wa aâqliya
Pourquoi ces énonciations, mon cher ?
As-tu égaré ta sociabilité ?
Sociabilité, ahdar aâla rouhak ya li khalaâtek eddaniya
 
Fi had el aâsr, ma yfid la tbib la mouhandess
Pourquoi tant de défaitisme dans tes propos, mon ami ?
Aurais-tu brûlé tes diplômes ?
Brûlés fhamtek wa moukhak, ya watch elbakhss

Li qra, qra bekri, wa li fham, fham bekri
De quel philosophe t'es-tu inspiré, mon pote ?
Serais-tu un lève-tard ?
Du philosophe taâ syadek, ya li hasseb rouhak Al Kindi 

Chouf djil el youm, ma yaâref kou3ou men bou3ou
Pourquoi blâmer les jeunes, mon vieux ?
Etais-tu plus avisé à leur âge ?
Vieux, n'ssit rouhak, ki zedt ana, n'ta kount maâ li yahbou

Qalek ettaqadoum. Hahahaha ! ma tfarraq bin radjel wa la mra
Pourquoi ces observations moqueuses, mon poteau ?
As-tu des problèmes de visions ?
Visions, chouf rouhak ya li mazalek t'hawass aâla mkanek fel dhalma

Ma bqat radjla ki wala erradjal yarkaâ li martou, yadhakelha wa farhan
Quel est ton problème, camarade ?
Ton ego débridé et ton célibat forcé t'ont-ils déjà aigri ?
Célibat khir, ma ndirch kima n'ta, natzawedj men baâd n'dir khdayam erraâyan

Ma bqat tiqa, hada yakhdaâ fi hada, ghir li yadjbad lahssira men taht radjlik
Un autre tableau noir, vieille branche ?
La farine dans laquelle on t'a roulé était-elle de mauvaise qualité ?
Roulé, kima dert fi qadhiyate drahem mdarhin, ma aâtaqt lahbeb wala mallik

Tu sais que tu commence à me pomper l'air, l'ami
Aâlach ? Khatarch faqt bi khraybek, ya  zerdi ?
Parce que je constate que tu n'as encore rien compris
Wach li ma fhamtch ? El tahraymit dialek, chriki ?

Allez ! viens mon acolyte. On va se faire un méchoui.








samedi 10 mars 2012

Demain, Rebbi Yfaradj











Demain, elle le fera
nerfade syaghti wa n'radlou khatmou
Demain, elle le quittera
khlass, kraht, aâyit, mellite menou
Demain, elle s'en ira
idji khouya yadini fel camiou taâ sahbou

Demain, c'est fini, elle n'aura plus peur
iwari chtartou ghir maâya
Demain, c'est elle qui sèmera la terreur
n'warilou wach naswa
Demain, c'est décidé, elle séchera ses pleurs
nakhroudj men laghbina

Demain, elle refera sa vie
mazalni sghira wa aâla didani
Demain, elle retrouvera son énergie
khamsa fi aâyn aâdayani
Demain, elle se fera des amis
mazal kayen li yatmanawni

Elle l'a attendu toute la journée
ma ban khabrou, wa smaât sawtou
Elle espère qu'il ne lui est rien arrivé
qali n'dji nadik ki radjlek irouh el khadamtou
Elle a attendu jusqu'à la tombée
ma dja, ma aâyat, ma wara rouhou

Demain, il a promis
qali n'dji ma tatqalqich
Demain, il a dit
qali khouk hna ma t'khafich
Demain, il a garanti
qali maâya errih ma qisakch

Résignée, elle défait ses ballots
qbal ma dji moula biti
Enervée, elle déchire sa photo
mahou khoya, ma ikouli
Pressée, elle fait un risotto
ki dji radjli  wa ma sibch laâcha, yadrabni










mardi 14 février 2012

Je t'aime bézef





Sans toi, sahra, makan walou, n'nawah wa naza3 sbah wa 3chiya
A
vant toi, kount wahdaniya, wa la wahed  ihawess a3liya
I
nfréquentée, inmouahée, tqouchi  riqi tebbib wa el djrab fiya
Nuit et jour, nahki wa nechki, hajrouni hbabi wa khalwni fi rokna
Transparente j'étais, pourtant baba machi vitrier, khadam fi charika wataniya 

Vie fade, bla ma3na, lakin qalbi kbir fih balcoun, stah wa jardina
A
me peinée wa mbahra, bien que sabra, fi Rebbi na3bed wa fih chadda
L
oué soit l'ange li ba3tek wa 3arfek biya, wa djabek hetta liya
Ensorcelée je fus ki cheftek, temtem dartek fi hajri wa raqadtek ma3ya
Nous deux hetta el mamete, la djins, la inss wala li djabat'ha yemaha ma ifarqona
Toquée de toi walite, n'ta hyati, n'ta mouradi, bla bik lam3icha mourra wa messoussa
Indispensa
ble m'est ta présence, bla bik n'di3, el firan wal toubate yahadjmou 3liya
N'habek wa nmout 3lik, ya Sissane, ya moumou 3ayniya, ya li hanit'ni men ezzermoumiya